Rattaché plutôt à la branche relative aux activités récréatives, culturelles et sportives, elle-même sous le domaine relatif aux services aux particuliers, le métier d’animateur (socioculturel) bénéficie déjà d’un taux d’emploi des seniors au niveau de la moyenne nationale (20%) ainsi que de perspectives prometteuses en terme de postes à pourvoir et ce, proportionnellement aux besoins croissants de la société. Des besoins édictés systématiquement par la croissance de la population totale, et ce selon l’étude intitulée : « Horizon 2015 : L’impact du départ des générations du Baby-boom sur les métiers ». Une étude effectué dans le cadre de la mission « Prospective des métiers et qualifications » (PMQ).
Un animateur socioculturel peut, selon son niveau de qualification, concevoir, monter et négocier le financement de tout projet culturel. Pouvoir réunir un quartier pour une fête de rue, animer un foyer de jeunes travailleurs, une maison de retraite, l'animateur socioculturel compte parmi ses missions professionnelles le fait de pouvoir faciliter l'expression, la créativité et la socialisation des individus. Trois diplômes délivrés par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative peuvent donner accès à l’exercice du métier d’animateur socioculturel, à savoir le BAPAAT, brevet d'aptitude professionnelle d'assistant animateur technicien, le BEATEP, brevet d’Etat d’animateur technicien de l’éducation populaire et de la jeunesse et le DEFA, diplôme d’Etat relatif aux fonctions d’animation. En terme de rémunération, le salaire moyen a été fixé par les conventions collectives entre 1470 et 2580 euros selon l’ancienneté de la profession.
Bien que le métier d’animateur socioculturel est réputé être un « emploi pour jeunes », les besoins en terme de qualités requises telles que la maturité, la disponibilité ou encore la mobilité géographique donnent aux seniors la possibilité d’améliorer leur taux d’emploi au niveau de cette famille professionnelle. D’ailleurs, entre 1982 et 2002 les services aux particuliers ont été le domaine d’activité qui a crée le plus d’emplois, soit un peu moins de un millions de postes.
Une tendance qui ne risque pas de s’estomper aussi tôt permettant ainsi une évolution prévisionnelle qui sera fort probablement positive avec des postes à pourvoir notamment aux seniors. Les seniors qui ne représentent, aujourd’hui, qu’un peu moins de 10% des emplois dans le domaine des services aux particuliers.
Pouvant toucher aussi bien les métiers d’ingénieur, de vendeuse, de graphiste, voire encore celle d’un animateur socioculturel, les nouvelles technologies impact rarement le cœur de métier. Ainsi, outre les changements organisationnels ou encore l’utilisation d’Internet, l’emploi des seniors dans le métier d’animateur socioculturel ne devrait pas subir cette dernière variable liée aux TIC.