Le métier de vendeuse qui a évolué ces dernières années vers des exigences de compétence couvrant plutôt le métier de caissière-vendeuse, fait partie des métiers qui subissent doublement les effets de précarité de l’emploi liés à la faible qualification du métier, mais aussi aux avancées techniques rattachées au métier. En effet, selon l’étude intitulée : « Horizon 2015 : L’impact du départ des générations du Baby-boom sur les métiers », à moyen terme, l’emploi de vendeuse-caissière est remis en cause compte tenu de l’avancée du progrès technique. Les enseignes sont en phase d’expérimentation aujourd’hui et testent la possibilité de remplacer les caissiers par des systèmes automatiques de lecture des codes barres.
Le métier de vendeuse consiste à recevoir les clients dans un magasin ou en rayon et les aider à faire leurs choix en les conseillant sur les produits qui pourraient leur convenir. Ce métier est très féminisé. En terme d’évolution et notamment dans la grande distribution, et en fonction de son expérience, un vendeur peut être promu chef de rayon puis cadre, à savoir chef de département ou voire encore gérant. Pour un débutant ou encore un demandeur de travail occasionnel, le salaire mensuel moyen est souvent le SMIC tournant autour de 1230 euros.
Le métier de vendeuse qui exige indirectement une composante physique du travail, reste un métier « jeune ». En revanche, en évoluant vers des métiers tels que celui de caissière-vendeuse, l’âge moyen augmente automatiquement. Cette tendance ne reflète en effet que la corrélation négative entre la part des seniors dans les embauches et l’âge. Cependant et vu la destruction d’emplois au niveau du « vieux » métier de vendeuse notamment dans le sillage des évolutions techniques et technologiques, la prospection par téléphone pourrait limiter la baisse des vendeurs et créer encore de l’emploi à domicile.
Notons pour le reste, que le tertiaire demeure la première source de croissance et bien que la tendance sur le métier de vendeuse ne présage pas d’un avenir prometteur, les autres métiers liés aux services aux entreprises ainsi qu’aux services aux particuliers demeurent les principaux créateurs d’emplois. Une création d’emploi qui bénéficiera indirectement à l’emploi des seniors.