Handicapé par l’âge limite de 45 ans pour pouvoir accéder à la fonction publique, les seniors qui bénéficient depuis 2004 du « pacte seniors » destiné à résoudre en partie grâce à l’emploi en administration et fonction publique le chômage longue durée des quinquagénaires, ne gardent aujourd’hui qu’une présence historique imposé par l’ancienneté. D’ailleurs, selon l’enquête « emploi 1995, 2000, 2005 » effectuée par l’INSEE, l’emploi des seniors en Administration, fonction publique et mairie a faiblement évolué par rapport aux autres branches du tissu économique de la France.
Alors que les pactes juniors et seniors ont pour objectif premier l’intégration sociale, la contrainte de corriger le déséquilibre de la pyramide des âges dans la fonction publique risque de compromettre à terme aux seniors une bonne partie des 20.000 emplois de la fonction publique à pourvoir chaque année.
Forts d’atouts tels des compétences spécifiques ainsi qu’une meilleure connaissance du monde du travail, les seniors peuvent faire partie, à terme, des meilleurs candidats à l’emploi en administration et fonction publique, une fois la pyramide des âges serait mieux équilibrée.
Par ailleurs, les seniors, et notamment les plus qualifiés d’entre eux, trouveront une meilleure demande à l’embauche dans des branches d’activités telles la construction, l’immobilier, l’éducation, la santé et l’action sociale, ainsi que d’autres activités qui demandent encore plus d’expérience à savoir la banque-assurances dans le domaine de la Finance, et où la composante physique revêt moins d’importance.