L’emploi en sécurité, classé selon la Nomenclature Economique de Synthèse – NES 36, sous la branche d’activité des services opérationnels qui se trouve à son tour sous le domaine des services aux entreprises, est souvent lié à des métiers dits « de la nouvelle économie ». D’ailleurs, l’enquête « emploi 1995, 2000, 2005 » effectuée par l’INSEE et retraçant, entre autres, l’emploi des travailleurs âgés par secteur d’activité, affiche un taux d’emploi des seniors d’un peu plus de 10%. Un taux inférieur à celui des travailleurs de 30 à 49 ans (12,8%) et encore plus par rapport à celui des 15 à 29 ans (17%).
En terme d’embauche, la part des seniors diminue fortement entre les tranches d’âges allant de 50 à 54 ans et celle allant de 55 à 59 ans et ce, en passant de 3,5 à 1,4%. Ce bisais en défaveur de l’expérience dénote plutôt d’une forte part de l’embauche des seniors pour des postes non-qualifiés. Alors que la sécurité se fait aujourd’hui sur les réseaux, l’handicap majeur lié aux changements organisationnels ainsi que l’utilisation de l’Internet refait surface au niveau de cette activité. D’ailleurs, la part des quinquagénaires dans les embauches pour des emplois très qualifiés en matière de sécurité est en moyenne de 2,3% par rapport à une moyenne de 3,3% sur l’ensemble des domaines d’activités.
En terme d’évolution, le domaine de la sécurité ne sera pas forcément plus attractif qu’il ne l’est aujourd’hui. En effet, l’emploi en sécurité des seniors a glissé en moyenne de 0,5% par an. Cependant, d’autres branches d’activités liées plutôt aux services aux particuliers présentent de meilleures opportunités notamment pour les embauches pour des postes très qualifiés.